Le principe de laïcité, qui exprime les valeurs de respect, de dialogue et de tolérance, est au cœur de l’identité républicaine de la France où tous les citoyens ont à vivre ensemble. La laïcité est à la fois un idéal politique et le dispositif juridique qui le réalise. L’idéal vise à la fondation d’une communauté de droit mettant en jeu les principes de liberté de conscience, d’égalité, de priorité absolue au bien commun. Le dispositif juridique assure et garantit la mise en œuvre de ces principes en séparant l’État et les institutions publiques des Églises, et plus généralement des associations constituées pour promouvoir des particularismes.
La distinction juridique du public et du privé est essentielle car elle permet de concilier sans les confondre le sens de l’universel qui vivifie la sphère publique et la légitime expression individuelle ou collective des particularités qui se déploie à partir de la sphère privée.
La laïcité est un idéal de concorde : elle recouvre l’union de tout le peuple sur la base de trois principes indissociables inscrits dans le triptyque républicain, qu’elle explicite et spécifie au regard de la diversité spirituelle des citoyens : la liberté de conscience, que l’école publique entend asseoir sur l’autonomie de jugement, l’égalité de tous sans distinction d’options spirituelles ou de particularismes et sans aucune discrimination, l’universalité d’une loi affectée exclusivement à la promotion du bien commun. Ainsi comprise, la laïcité, c’est le souci d’exclure tout privilège mais aussi tout facteur de dépendance ou de mise en tutelle. Elle constitue le cadre qui rend possible la manifestation de la diversité sans morcellement communautariste de l’espace civique, préservé à la fois comme fondement de paix et comme horizon d’universalité. Attentive à l’émancipation de la personne humaine sur les plans intellectuel, éthique, et social, la laïcité l’est par là même à la justice de l’organisation politique comme fondement d’un monde commun à tous par-delà les différences
 
 

 
Concepts, problèmes
Art, technique, travail : 1) type d’activité humaine : tout ce par quoi l’homme met son empreinte dans quelque chose, fait un monde humain : s’oppose alors à la nature (cf. termes d’artifice, « artefact ») ; 2) type d’objet : quelque chose de fabriqué par l’homme (œuvre). On distingue en général l’art du travail ou de la technique en ce qu’il n’a aucun but utilitaire et fabrique des objets beaux, destinés à nous procurer un certain plaisir (à « nous plaire »). 
 
Le beau :
Problème n°1 : le beau est-il une caractéristique de l’objet, ou de notre esprit ? Réponse de la philo moderne, représentée surtout par Kant : le beau est quelque chose de subjectif, c'est-à-dire qu' il caractérise l’effet que fait sur nous un objet. Il appartient donc à notre esprit plutôt qu’aux choses.
Dès lors, problème n°2 : comment s’entendre sur la beauté de quelque chose (et surtout, d’une œuvre d’art)?
Attention : le beau n’est pas propre aux œuvres d’art ! cf. définition kantienne, ci-dessous. D’ailleurs, le beau n’est vraiment plus la caractéristique majeure des œuvres d’art aujourd’hui.
 
Jugement de goût/ esthétique : quand nous jugeons que quelque chose est beau.
Le génie : talent artistique ; capacité à produire des œuvres sans suivre de règles, par une inspiration ; mais ne produit pas n’importe quoi : on imite le génie (le génie « fait école »). Conséquence : l’art n’a rien à voir avec une connaissance, ou avec la science, puisque celui qui fait une œuvre d’art ne sait pas comment il fait ce qu’il fait, et ne peut donc enseigner aux autres comment faire ce qu’il a fait… Renvoie à la création, et non à la fabrication (qui suppose des règles)
Fonctions de l’art :
1)      exprimer une vision du monde (celle de l’artiste, ou d’une civilisation, d’une société –la première renvoie à l’individualité, elle est consciente ; pas la seconde : c’est après-coup qu’on dira qu’elle renvoie à une certaine vision du monde, i.e., manière de vivre, de considérer le monde, etc.) ;
2)      manifester quelque chose d’invisible à l’œil nu : l’art rompt alors avec le quotidien ; soit on dit que c’est a) une nouvelle manière de regarder la réalité (dans la vie quotidienne, on a un rapport utilitaire aux objets, et on ignore alors certaines de ces caractéristiques), soit que b) il nous fait accéder à un autre monde ou à des choses que sans cela on ne pourrait jamais « dire » (Dieu, la mort, etc.) 
 
Textes / auteurs 
Platon : République, livre X : l’art, imitation de la réalité sensible, est tromperie car seul le monde des Idées est réel, or, la réalité sensible=monde des apparences ; l’artiste, ignorant (ignore ce qui est vraiment). L’art s’oppose ici à la philosophie, synonyme de science, de connaissance, et à l’absolu, au monde véritable (car la connaissance véritable a pour objet le monde véritable…–point commun aux deux : la vérité). NB : cela suppose que l’art est imitation de la nature, ce qui ne va pas de soi.
Hegel : l’art est un moyen sensible d’accéder au vrai (qui dit sensible, dit inférieur, à la philosophie/ science –inférieur car pas clair) 
 
Aristote : distinction entre plusieurs types d’activités humaines : a) activité en vue d’une fin (poiésis) –synonyme de fabrication, de technique, de production ; b) action morale et politique (praxis) ; c) connaissance pure (théoria). Chez Aristote, l’art, comme le travail ou l’artisanat, fait partie de b). Rien ne distingue l’artiste du boulanger… Problème pour nous, contemporains : l’art est alors du côté de l’utile, ce qu’il n’est plus pour nous… Et puis, les objets d’art sont pour nous bien à part des objets techniques.
Kant : Critique de la faculté de juger : définition de la beauté comme subjective (cf. ci-dessus). Caractères de la beauté :
-                     procure un plaisir esthétique = désintéressé (on ne prend plaisir qu’au spectacle de la chose, on ne veut pas la posséder : cf. contemplation d’une nature morte : rien à voir avec le plaisir de manger)
-                     universalité subjective : tout en exprimant ma propre satisfaction, le jugement « c’est beau » prétend valoir pour tout le monde ; prétend, car s’il valait vraiment pour tout le monde, il serait un jugement de connaissance, i.e., vrai ou faux ; dès lors, on pourrait démontrer la valeur de notre jugement, et on n’aurait qu’à s’incliner devant cette démonstration, ce qui n’est pas le cas ! Par contre, la beauté permet aux hommes la discussion (ce qui suppose que le beau n’est pas entièrement subjectif, puisqu’il nous permet de nous rencontrer : c’est pourquoi le beau est un « universel subjectif » -NB : normalement, la subjectivité désigne ce qui nous est vraiment propre, ce qui nous enferme en nous-mêmes). Sans être scientifique, le jugement de goût est donc objectif.
-                     finalité sans fin : est beau ce qui donne l’impression d’avoir été produit en fonction d’une intention (on dit alors que la chose a une signification : quelqu’un a voulu dire quelque chose); mais on ne peut en donner précisément la fin (qu’est-ce que ce quelqu’un a voulu dire par là ?). Cf. ci-dessus, notion de génie. Signifie que le beau est indéfinissable (et, de nouveau, qu’il n’est pas une connaissance).
 
Un article très édifiant sur certaines pratiques d'un autre âge sur un campus universitaire. De plus, le vrai démocrate participatif ( et non pas mouton bêlant avec le troupeau, comme tous ceux qui vont voter au lieu d'aller débattre en AG) c'est celui qui s'oppose au vote démocratique...Voilà au moins un raisonnement qui fait honneur à ceux qui le tiennent...! Et de futurs "tuteurs" pour éclairer le masse prisonnière de son ignorance, paresseuse et lâche comme il se doit !  Les Lumières ne sont pas encore pour demain...
http://www.libetoulouse.fr/2007/2007/11/le-prsident-fil.html
                                                 Religion et culture
 
 
L’homme doit, pour assurer sa subsistance, lutter contre la nature environnante : mais il n’envisage pas seulement le monde à travers ses besoins physiques. Il donne aux choses un sens qui les arrache au simple donné objectif pour les faire entrer dans le domaine des symboles ou des valeurs. Il existe donc, à côté de l’activité technique, une autre activité, spécifique de notre condition humaine : l’activité symbolique.
Mais qu’est-ce qui distingue les symboles religieux ( actes de construction, d’utilisation de ces symboles) des autres symboles culturels ? Qu’est-ce qui définit la sphère du religieux ? Question qui n’a pas de sens pour les peuples dits « primitifs », car chez eux l’ensemble du culturel est à peu près coextensif à l’ensemble du religieux. Le mythe détermine les gestes de l’agriculteur, du chasseur ou du pêcheur, comme le plan de sa demeure, sa façon de manger, de faire l’amour, de mourir. Certes, tout n’est pas symbolique et il existe, à côté de la pensée mythique, une pensée empirique, faite de l’expérience très riche des objets naturels. Il faut bien définir la sphère du sacré par rapport à celle du profane. Pour étudier cette perspective du sacré, il faut partir de l’ensemble des représentations religieuses, des institutions qui les supportent, des gestes de manipulation de ce qui est considéré comme sacré.
La religion est donc un système qui peut être étudié en lui-même et rattaché à l’activité symbolique de l’homme. La religion s’exprime par un rituel, qui est à la fois manipulation du sacré et langage, d’où la question : les règles qui ordonnent ces manipulations sont-elles des règles d’ordre grammatical ? On peut répondre affirmativement : las séquences des gestes au cours d’une cérémonie ne font que reprendre les séquences d’un récit mythique. Ainsi, lorsque le désordre s’introduit dans la nature, on rejoue le mythe de la création ; on rétablit par là-même l’équilibre social. Mais si toute religion est mimesis, il existe des mythes sans rituelcorrespondant ( mythe de Narcisse chez les Grecs ), et des rituels sans mythes correspondants ( certaines formes de sacrifice par exemple ). Le plus important n’est donc pas de découper le religieux en morceaux ( le mythe et les dogmes, les rites, les institutions et les prêtrises ) mais de le saisir dans son unité vivante, comme une activité culturelle totale qui s’exprime en diverses langues, depuis la langue gestuelle jusqu’à la parole dite, depuis le vêtement sacerdotal jusqu’à la graphie sur les parois des cavernes, et qui utilise donc les morphèmes les plus divers en les pliant tous, pour une culture donnée, à une même syntaxe. Il  faut donc rechercher des modèles inconscients derrière les modèles conscients livrés par les indigènes ( sociétés tribales ) ou les livres en ce qui concerne les religions universalistes. Ces modèles sont les règles que ces individus suivent, sans s’en rendre compte, et qui définissent les structures syntaxiques d’une certaine expression culturelle. Ainsi, les systèmes religieux sont-ils des systèmes rationnels ( rationnel sous-jacent s’exprimant selon les lois de la cohérence).
 
 Problème : les grandes religions universelles.
 
En tant qu’elles sont universelles, elles prétendent transcender les cultures particulières et se présentent comme ayant une valeur pour tout homme, quelle que soit l’époque ou la zone culturelle à laquelle il appartient. Or peut-on ne pas situer ces grandes religions dans les limites d’unités culturelles déterminables ? Cela ne s’impose-t-il pas en effet lorsqu’on prête attention aux origines de ces formations ? Le bouddhisme n’est-il pas déterminant pour la compréhension de la culture indienne qui lui a donné naissance, comme le christianisme pour celle de la culture romaine et hellénistique du monde méditerranéen, comme l’islam pour la civilisation arabe ? L’expansion de ces religions suggère la même conclusion : bien que théoriquement universelles, elles ont toutes trois rencontré une limite à leur diffusion, limite imposée par des facteurs culturels.
A propos de ce phénomène d’expansion, il est indéniable que le christianisme s’est diffusé grâce à un processus d’acculturation qui commença avec la romanisation ( réduction à une unité culturelle spécifique ) des peuples européens et qui se poursuivit avec la colonisation européenne. On peut en dire autant de l’islam : il est apparu là où est parvenue la conquête arabe et il a été accueilli là où a été accueillie la culture des arabes ( autre cas de réduction à une unité culturelle spécifique ). Quant au bouddhisme, une fois accomplie sa propagation en Chine, où il renaît comme un produit de la culture chinoise ( tandis qu’à la même époque il disparaît de l’Inde, son berceau culturel ), il se présente comme affronté à deux formes d’acculturation : l’une qui part de l’Inde et « indianise » les cultures environnantes en les faisant devenir bouddhistes, l’autre qui part de Chine et porte la culture chinoise, y compris le bouddhisme, jusqu’au Japon lui-même. Peut-on, alors, prétendre que le christianisme s’est propagé, comme cela aurait été possible en raison de son contenu universel, abstraction faite de la culture ( occidentale ) qui le transmettait et des cultures ( indigènes ) qui le recevaient ? Même les religions universelles montrent donc qu’il est impossible de dissocier les religions des cultures qui en sont porteuses.
 
Quelques auteurs font dériver le mot fanatique du grec phanè (flambeau porté dans les cérémonies sacrées): la plupart, de fanum (lieu consacré, temple). Nous ne l'avons pas trouvé chez les classiques grec; chez les classiques latins, il désigne tantôt un individu inspiré, exalté par l'enthousiasme, tantôt un individu en délire, extravagant ou furieux, tantôt et tout simplement un superstitieux. Chez Tite Live, carmen fanaticum signifie un poème inspiré; chez Horace, error fanaticus, le délire. 
On dit aussi que les Anciens appelaient spécialement fanatici des zélateurs qui se tenaient habituellement auprès des temples, parlant au nom de la divinité, qui s'était révélée à eux par des visions, des inspirations ou d'autres manifestations caractéristiques; ils s'efforçaient de surexciter les sentiments religieux du peuple.
Il semble bien que la plupart de ces éléments sont entrés dans la formation de l'état mental que les modernes appellent fanatisme : aberration produite ordinairement par la fréquentation ou le voisinage du temple, c.-à-d. par l'obsession de telle ou telle idée empruntée à une religion ou inspirée par elle, et compliquée tantôt d'illumination ou d'enthousiasme, tantôt de haine ou de fureur. Les aspects du fanatisme varient avec le tempérament des personnes qui en sont atteintes, les temps et les lieux; mais chez tous les humains, dans tous les temps et dans tous les lieux, il présente certains caractères constants. Tout fanatique est sincère, sinon il faudrait lui donner un autre nom; mais d'une sincérité singulièrement trouble. Il subordonne tout à la prévalence de la conviction qui le possède; comme il y reconnaît l'expression de la volonté divine, il n'admet pas que rien ne puisse y faire légitimement obstacle : ni les lois de la nature, ni les droits de la vérité ou de la justice.
On a dit avec raison que toutes les religions et toutes les sectes ont eu leurs fanatiques; on aussi ajouté parfois qu'il y a des religions plus ou moins fanatisantes. Cela paraît abusif. Il y a sans doute une corrélation incontestable entre les croyances professées dans une religion et le fanatisme qui se développe chez ses fidèles. Il convient cependant de noter que cela ne revient pas à dire qu'il y a des religions qui en soi seraient plus fanatisantes que d'autres, mais bien plutôt qu'il y a des manière plus ou moins fanatisantes d'aborder telle ou telle religion. 
D'autre part, une inclination fort naturelle porte à appeler fanatisme chez les autres ce qu'on estime vertu ou sainteté chez soi. Les historiens de l'Église appellent fanatiques les païens qui s'ameutaient pour demander que les chrétiens fussent jetés aux bêtes, les accusant de tous les crimes et montrant dans les malheurs publics les signes de la colère des dieux irrités par l'impunité de ses impies; l'Église catholique romaine appelle sainte l'Inquisition qui livrait les hérétiques aux tortures et aux bûchers. Les magistrats romains devaient juger fanatiques ceux qui aimaient mieux mourir que de rendre aux dieux de l'Empire et à l'empereur le culte prescrit par les lois; les chrétiens les vénèrent comme des martyrs; mais les catholiques attribuent au fanatisme la constance des hérétiques qui ont préféré la mort au reniement de leur foi. Ils flétrissent du même nom, dans les religions de l'Orient, les austérités, les annihilation, les tourments volontaires, mais ils canonisent chez eux la claustration, la macération, la mortification, le cilice et la flagellation
Quoique fort différents par l'objet et par les motifs, le fanatisme politique, le fanatisme philosophique, le fanatisme littéraire, le fanatisme artistique présentent à peu près les mêmes caractères que le fanatisme religieux. Ils troublent pareillement le jugement et la conscience, en attribuant à l'idée qui domine le fanatique une valeur excessive et un droit souverain, et en méconnaissant la valeur et le droit qui appartiennent à des idées ou à des choses autres.
Voici un texte du philosophe empiriste anglais Locke, qui n'a rien perdu de son actualité, pour peu qu'on y réfléchisse. La laïcité est en effet un moyen, pour l'Eat, d'instaurer un espace public commun, le plus neutre possible, afin de permettre à tous de pouvoir s'y exprimer. Loin donc de menacer la liberté d'expression, il en est la condition sine qua non...
L'autorité politique ne peut ni ne doit forcer les consciences. En revanche, il lui appartient de préserver les intérêts de  l'ensemble des citoyens. Par conséquent, les  individus ne peuvent être sanctionnés pour la manifestation de leurs convictions religieuses aussi longtemps que celles-ci ne constituent aucunement une menace pour l'ordre public.
 "Le port d'une chape ou d'un surplis ne peut pas plus mettre en danger ou menacer la paix de l'Etat que le port d'un habit ou d'un manteau sur la place du marché ; le baptême des adultes ne détermine pas plus de tempête dans l'Etat ou sur la rivière que le simple fait que je prenne un bain [...]
Prier Dieu dans telle ou telle attitude ne rend en effet pas les hommes factieux ou ennemis les uns des autres ; il ne faut donc pas traiter cela d'une autre manière  que le port d'un chapeau ou d'un turban ; et pourtant, dans un cas comme dans l'autre, il peut s'agir d'un signe de ralliement susceptible de donner aux hommes l'occasion de se compter, de connaître leurs forces, de s'encourager les uns les autres et de s'unir promptement en toute circonstance. En sorte que,  si on exerce sur eux une contrainte, ce n'est pas parce qu'ils ont telle ou telle opinion sur la manière dont il convient de pratiquer le culte divin, mais parce qu'il est dangereux qu'un grand nombre d'hommes manifestent ainsi leur singularité quelle que soit par ailleurs leur opinion. Il en irait de même pour toute mode vestimentaire par laquelle on tenterait de se distinguer du magistrat  (1 et de ceux qui le soutiennent ; lorsqu'elle se répand et devient un signe de ralliement pour un grand nombre de gens qui, par là, nouent d'étroites relations de correspondance  et d'amitié les uns avec les autres, le magistrat ne pourrait-il pas en prendre ombrage, et ne pourrait-il pas user de punitions pour interdire cette mode, non parce qu'elle serait illégitime, mais à raison des dangers dont elle pourrait être la cause ? Ainsi un habit laïc peut avoir le même effet qu'un capuchon de moine ou que toute autre pratique religieuse".

 John  Locke, Essai sur la tolérance  (1667), trad. Jean Le Clerc, Ed. Garnier Flammarion, 1992, pp 110 et 121.

NOTE 1 : Le magistrat est ici le représentant et le symbole de l'autorité politique, laquelle a pour mission de préserver les intérêts de tous ceux qui sont soumis à sa juridiction.

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