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Vendredi 9 mai 2008

 

 

Lévi-Strauss : l'homme qui a révolutionné la pensée

                                  (24/04/2008 N°1858 Le Point  Pierre-Henri Tavoillot)

Les six mois prochains, la mode sera aux totems et aux tabous, à la mythologie bororo et au structuralisme, aux débats infinis sur le cru et le cuit. On parlera tropiques, mais ce ne sera pas triste. Le 28 novembre, en effet, le grand ethnologue Claude Lévi-Strauss aura 100 ans. Et le 2 mai ce sont sept grands textes, choisis par lui, de son oeuvre révolutionnaire, polymorphe, stimulante et chateaubrianesque qui revêtiront l'habit pleine peau de la « Pléiade ». L'occasion ou jamais de visiter la planète Lévi-Strauss.

Jusqu'au mois d'octobre 2007, Claude Lévi-Strauss continuait à se rendre deux fois par semaine à son bureau du laboratoire d'anthropologie sociale au Collège de France. L'accès n'est pas facile ; il faut prendre un petit escalier en colimaçon. La pièce domine la bibliothèque de recherche et une large fenêtre s'ouvre sur les jeunes chercheurs qui y travaillent. Le maître les contemple et ils contemplent le maître. C'est ce « regard éloigné » et surplombant qui semble le mieux définir le grand ethnologue. L'âge n'est pas en cause, même s'il reconnaît appartenir à un autre temps : « Mon oeuvre termine une époque ; elle est encore ancrée dans le XIXe siècle. » C'est surtout l'absence de toute complaisance envers son époque comme envers lui-même qui frappe chez lui : « J'ai le sentiment de n'avoir pas fait ce que j'aurais dû », avoue-t-il. Son rêve pour une vie réussie : « L'art, et surtout la musique », parce qu' « elle se suffit à elle-même » et n'a pas besoin de discours d'accompagnement. On dit que sa tétralogie sur les mythes sauvages (les quatre volumes des « Mythologiques ») est composée comme un opéra ; mais « ce n'est qu'un ersatz », regrette-t-il.

Est-ce cette distance critique qui lui a permis de traverser aussi bien les époques et les modes ? Celui qui reste aujourd'hui comme le dernier monstre sacré de la grande époque structuraliste voit les hommages et les études biographiques se multiplier. La pensée de Lévi-Strauss est-elle passée dans le domaine public, s'est-elle diluée dans l'air du temps ou conserve-t-elle intacte sa puissance de séduction ?

La cause des « primitifs »

Le premier apport incontestable de Lévi-Strauss aura été de contribuer à tordre le cou à la vision ethnocentrique des civilisations telle qu'elle était encore véhiculée par la philosophie marxiste de l'histoire : les « primitifs » seraient une étape « culturellement sous-développée » de l'humanité. Aujourd'hui que la valorisation des identités et des différences culturelles est devenue un dogme, on a du mal à mesurer l'importance de cette critique. Et pourtant, sans que nous y prenions garde, le fond de cette conception n'a pas disparu, ne serait-ce que dans l'idée, spontanée, que les sociétés sauvages seraient « plus proches de la nature » que les sociétés civilisées. Que l'on perçoive l'absence de civilisation comme un défaut (idéologie du progrès) ou comme une vertu (critique de la modernité), la même idée sous-jacente est présente : les primitifs relèvent plus de la nature que de la culture. C'est contre cela que Lévi-Strauss concentre sa critique : ces sociétés ne représentent pas un stade infantile et inférieur de l'humanité-Lévy-Bruhl parlait en 1910 d'une « mentalité prélogique » -, mais des organisations complexes qui n'ont rien à envier aux nôtres en termes d'élaboration intellectuelle et culturelle. Ce sont les formes de cette culture sauvage que Lévi-Strauss va mettre au jour dans deux directions principales : l'analyse anthropologique des structures de parenté et l'analyse idéologique du récit mythologique, c'est-à-dire les faits sociaux fondamentaux et les discours collectifs qui les accompagnent.

Sociologie et idéologie des sociétés sauvages

La première entrée dans la culture sauvage s'opère par l'étude des systèmes de parenté comme base première de la reproduction sociale. Au départ de toute société et de toute culture, il y a une nomenclature des êtres sociaux classés en deux groupes : les conjoints possibles et les conjoints prohibés. L'emblème fondamental de cet ordre est la prohibition de l'inceste, comportement immuable par-delà la diversité des sociétés humaines. Lévi-Strauss y perçoit le plus petit élément culturel dans le fond naturel : « La prohibition de l'inceste, écrit-il, exprime le passage du fait naturel de la consanguinité au fait culturel de l'alliance... [...] elle est, à la fois, au seuil de la culture, dans la culture et en un sens la culture elle-même. » C'est à partir de cette analyse que Lévi-Strauss construit le schéma de son maître livre : « Les structures élémentaires de la parenté » (1949).

A cette première approche de la culture sauvage viendra s'ajouter l'étude des discours mythologiques qui lui donnent sens : tel est l'objet de « La pensée sauvage » (1962), puis, à partir de 1964, des quatre volumes des « Mythologiques », pour lesquels il recueille un matériau ethnographique considérable de récits amérindiens. Là encore, Lévi-Strauss va s'attacher à mettre au jour des structures fondamentales, les « mythèmes », éléments d'une grammaire des mythes qui lui permettront d'envisager une interprétation d'ensemble. Leur fonction principale, montre-t-il, est de raconter et de mettre en scène la différence entre la nature et la culture. Ainsi va-t-il repérer comment les récits mythiques apportent l'explication de l'origine de la cuisson des aliments, opération culturelle par excellence puisqu'il s'agit de faire passer les aliments du cru au cuit (culture) en évitant la dégradation du cru au pourri (nature). Le message mythologique n'est plus du tout anecdotique ou seulement pittoresque ; il est essentiel, voire vital : la vie humaine et sociale doit se préserver de deux dangers également menaçants, celui d'une nature sans culture (où tout serait voué au pourrissement) et celui d'une culture sans nature (où les ressources se tariraient ou brûleraient du feu de la technique). Les deux excès conduiraient inexorablement à la famine et à la disparition. Le mythe raconte à la fois cette fragilité et la nécessité de maintenir cet équilibre instable : bref, une forme de vision du monde et... de sagesse.

Critiques et controverses

On comprend que cette oeuvre vaste, située au carrefour des sciences de la nature et des sciences humaines, repoussant la version sclérosée de la philosophie pour mieux en assumer les interrogations fondamentales, ait autant fasciné. On comprend aussi qu'elle ait suscité tant de contestations, qui aujourd'hui s'effacent dans l'unanimité de l'hommage. Rappelons-en pourtant les quatre principales.

Il y aurait d'abord chez lui une certaine forme de scientisme. Et, en effet, la volonté de mettre de l'exactitude dans les sciences, dites « molles », de l'homme et de la société rattache Lévi-Strauss à la tradition sociologique française qui, d'Auguste Comte à Emile Durkheim, a caressé le projet de traiter « les faits sociaux comme des choses » . Le danger pourtant est clair : à vouloir fonder l'objectivité des sciences de l'homme sur le modèle des sciences de la nature, ne court-on le risque de perdre ce qui fait la spécificité du monde humain, fait d'intentions, de choix, bref, de liberté ? Pourtant, avec le recul, Lévi-Strauss se défend de cette prétention : sans illusion sur la possibilité de parvenir à une « physique sociale », il souhaitait à l'époque « contribuer plus modestement à mettre un peu d'ordre » dans les sciences humaines et surtout à les rendre autonomes d'une philosophie idéaliste et abstraite, qu'il a toujours détestée : « La philosophie , écrivait-il dans "L'homme nu" [1971], a trop longtemps réussi à tenir les sciences humaines emprisonnées dans un cercle, en ne leur permettant d'apercevoir pour la conscience d'autre objet d'étude que la conscience elle-même [...] Ce qu'après Rousseau, Marx, Durkheim, Saussure et Freud cherche à accomplir le structuralisme, c'est dévoiler à la conscience un objet autre : donc la mettre, vis-à-vis des phénomènes humains, dans une position comparable à celle dont les sciences physiques et naturelles ont fait preuve qu'elle seule pouvait permettre à la connaissance de s'exercer. »

Deuxième reproche fait à son oeuvre : l'oubli de l'Histoire. En insistant sur les structures éternelles, le structuralisme aurait contribué à dénier toute espèce d'importance à la succession des événements : « La mythologie comme la musique sont des machines à supprimer le temps » , écrivait-il dans « Le cru et le cuit » (1964). Lévi-Strauss refuse pourtant cette objection : « Rien ne me passionne davantage que l'histoire ; c'est même l'objet principal de mon activité de lecteur. » En fait, ce qu'il visait alors, c'était moins l'histoire comme récit de la contingence des faits passés que la philosophie idéaliste de l'Histoire qui régnait alors, c'est-à-dire cette espèce de prophétisation de l'advenu, fondée sur ce raisonnement spécieux : il était nécessaire que cela arrivât, la preuve, c'est arrivé !

L'accusation de relativisme lui a été faite à la suite de sa conférence sur « Race et Histoire » prononcée en 1951 à la tribune de l'Unesco. On lui reprochait alors de confondre dans une même dénonciation impérialisme et universalisme et d'interdire ainsi la constitution d'un cadre juridique commun à l'humanité. Voici comment il évaluait quelques années plus tard cette prise de position : « J'ai commencé à réfléchir à un moment où notre culture agressait d'autres cultures dont je me suis alors fait le défenseur et le témoin. Maintenant, j'ai l'impression que le mouvement s'est inversé et que notre culture est sur la défensive vis-à-vis des menaces extérieures, parmi lesquelles figure probablement l'explosion islamique. Du coup je me sens fermement et ethnologiquement défenseur de ma culture » (propos recueillis par Dominique-Antoine Grisoni, « Un dictionnaire intime », in Magazine littéraire , hors-série, 2003).

Il admet en revanche la dernière critique, celle qui relève son puissant pessimisme. A ses yeux, rien n'invite à se réjouir : le spectacle de la disparition corps et biens du continent mythologique, des sociétés sauvages et de pans entiers de la culture humaine n'est guère propice à une vision euphorique du devenir humain. Pas plus que la frénésie civilisationnelle de l'homme contemporain à augmenter sa propre puissance et sa propre maîtrise. Après le crépuscule des dieux, celui des hommes serait-il venu ?

On le perçoit, à travers ces polémiques, l'oeuvre de Lévi-Strauss est riche, ample et protéiforme. Si elle a tracé son sillon sans tenir compte de l'air du temps et parfois à contre-courant, elle l'a aussi profondément influencé. Sans doute est-il encore trop tôt pour mesurer sa postérité, mais l'on peut être, à cet égard tout au moins, raisonnablement plus optimiste que son auteur.

Une vie d'arpenteur

1908 : naissance à Bruxelles. Etudes secondaires à Paris et études supérieures à la Sorbonne. Il est deuxième à l'agrégation de philosophie en 1931.

1935 : nommé membre de la mission universitaire au Brésil. Il organise plusieurs missions ethnographiques dans le Mato Grosso et en Amazonie.

1939 : de retour à Paris, il est mobilisé sur la ligne Maginot. Après l'armistice, il est affecté en lycée, puis révoqué à cause des lois raciales.

1941 : il quitte la France et se réfugie à New York.

En 1944, il est rappelé en France par le ministère des Affaires étrangères ; il s'engage dans les Forces françaises libres.

En 1945 , il est envoyé aux Etats-Unis pour occuper les fonctions de conseiller culturel auprès de l'ambassade. Il démissionne en 1948 pour achever sa thèse.

1949 : devient sous-directeur du musée de l'Homme, puis directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études.

1959 : élu au Collège de France à la chaire d'anthropologie sociale.

1973 : élu à l'Académie française.

2007 : conservateur d'honneur du musée du Quai-Branly.

Des phrases mémorables

« Le monde a commencé sans l'homme et il s'achèvera sans lui. Les institutions, les moeurs et les coutumes, que j'aurai passé ma vie à inventorier et à comprendre, sont une efflorescence passagère d'une création par rapport à laquelle elles ne possèdent aucun sens, sinon peut-être de permettre à l'humanité d'y jouer son rôle. » Tristes tropiques

« La joie musicale, c'est alors celle de l'âme invitée pour une fois à se reconnaître dans le corps. » L'homme nu

« Au fur et à mesure que le grand âge vient, des lambeaux de passé remontent à la surface, ou, pour parler autrement, des boucles se referment. » De près et de loin

« Le don-quichottisme, me semble-t-il, c'est, pour l'essentiel, un désir obsédant de retrouver le passé derrière le présent. Si d'aventure un original se souciait un jour de comprendre quel fut mon personnage, je lui offre cette clé. » De près et de loin

L'ethnologue et le syndrome de Lazare

« En voyageant, l'ethnographe - à la différence du soi-disant explorateur et du touriste - joue sa position dans le monde, il en franchit les limites. Il ne circule pas entre le pays des sauvages et celui des civilisés : dans quelque sens qu'il aille, il retourne d'entre les morts. En soumettant à l'épreuve d'expériences sociales irréductibles à la sienne ses traditions et ses croyances, en autopsiant sa société, il est véritablement mort à son monde ; et s'il parvient à revenir, après avoir réorganisé les membres disjoints de sa tradition culturelle, il restera tout de même un ressuscité. Les autres, la foule des pusillanimes et des casaniers, considéreront ce Lazare avec des sentiments mêlés où l'envie le dispute à l'effroi. »

« Diogène couché », in Les Temps modernes n° 110, mars 1955, p. 1187.

 

par lenuki publié dans : cours de philosophie
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Vendredi 9 mai 2008

L'histoire (fiche)

HISTOIRE : (etym : latin historia, du grec istoria, enquête) Sens ordinaire : a) Ensemble des connaissances relatives à l' évolution,  au passé de  l'humanité b) Ensemble des connaissances humaines relatives à des faits ou des événements situés dans le passé                        ( l‘ « histoire naturelle ») c) Récit d'actions et d'événements réels ou imaginaire ( « raconter une histoire »)  d) La suite des événements historiques (la « marche de l'histoire »)
2) Epistémologie : Discipline ayant pour objet la reconstitution et l'interprétation du passé des sociétés humaines. Cette discipline s'apparente à une science par sa rigueur et son approche
universaliste. Pourtant elle comporte une part irréductible de subjectivité car l'histoire est un récit qui met nécessairement en jeu les partis pris narratifs et l'intelligence singulière de celui qui l'élabore
3) Philosophie générale : déroulement ou devenir global de l'humanité qui implique nécessairement, pour être intelligible, une orientation et même une destination finale (« fin de l'histoire »).  Pour les  philosophies idéalistes (Kant, Hegel), il existe une rationalité profonde qui gouverne le monde et qui en constitue la trame cachée.  L'apparence chaotique  de l'histoire doit donc être dépassée ; pour Hegel, en particulier, les passions des hommes ne sont que les « matériaux » que la raison utilise pour parvenir à son but.  Pour les matérialistes (Marx et Engels) l'histoire repose sur une base matérielle (l'infra-structure économique) qui la détermine « en dernière instance ».  Les approches hégelienne et marxiste sont l'une et l'autre « dialectique » cf ci-dessous), ce qui signifie qu'elles reposent sur l'idée que le « négatif » (les luttes, l'opposition de intérêts, les conflits et leur résolution, la violence en général) joue un rôle majeur dans le progrès historique.


VIOLENCE : (etym : latin vis, « force ») 1) Sens ordinaire : usage illégal ou illégitime de la force, abus de puissance. La violence n'est pas seulement physique, elle peut être morale, politique (exploitation, oppression), insidieuse (embrigadement), sournoise etc...2) Philosophie classique : Pour Aristote, est violent tout mouvement contre nature, à commencer par exemple par le fait de lancer une pierre en l'air. Philosophie contemporaine :  la violence est un forme de refus de l'humanité qui peut prendre des formes très diverses et qui ne se limite pas à la violation de l'intégrité physique ou morale des personnes.  Des insultes racistes, des propos humiliants, la profanation d'un  cimetière, ou un licenciement abusif sont des violences qui ne prennent pas la forme de l'affrontement ou de l'agression. Tout ce qui tend à refuser à un homme ou à une culture le droit à l'expression légitime  est destructeur du monde humain, donc violent.

DIALECTIQUE:  (etym : grec : dialegein de legein « parler », et dia « à travers ») a) Chez Platon : 1) Discussion ou réflexion qui progresse en surmontant les objections et les contradictions opposées par un adversaire,  voire par soi-même. 2) Mouvement ascendant par lequel l'esprit s'élève des apparences sensibles vers les Idées en passant par un certain nombre d'étapes. Pour Platon la dialectique tend à se confondre avec la science.
  b) Chez Hegel : Mouvement de l'esprit dont la contradiction est le moteur. La dialectique n'est pas une méthode chez Hegel, mais le processus d'engendrement  du réel qui se fonde sur ce Hegel nomme le « travail du négatif ». Ce progrès peut être violent (dans les révolutions sanglantes et les guerres) ou non violent,  (notamment  dans la pensée, la science ou la philosophie c) Chez Marx : progrès nécessaire de l'histoire surmontant les contradictions impliquées par les antagonismes économiques et leur traduction idéologique et politique (« la luttte des classes »)
Esprit  (chez Hegel) : principe impersonnel  opposé à la nature  qui introduit la rationalité dans le monde et s'achemine vers l'Idée universelle (l' Absolu). L'Esprit est une sorte de Dieu immanent au réel  qui gouverne l'histoire et qui progresse un peu  comme une taupe cherchant son chemin vers la lumière. Les individus sont les supports de l'Esprit qui s'auto réalise, et les Grands hommes sont ceux qui  oeuvrent plus ou moins inconsciemment à  la réalisation de l'Universel : le grand homme est le chargé d'affaire de l'Esprit du monde/


DIVIN (chez Hegel) : Dieu au sens philosophique,  c'est-à-dire la substance spirituelle de toute chose qui l'anime et lui fournit sa signification et sa fin (l'avènement de l'Absolu)


SUBLIMATION: (etym : latin sublimis, « élevé »)1) Chimie : passage d'un état solide à un  état gazeux 2) Sens courant :  processus par lequel un état ou une activité est élevé(e) à un niveau supérieur et purifié. Les œuvres d'art , notamment, nous permettent de sublimer les passions en les représentant et en leur imposant le  carcan  de formes esthétiques  et symboliques 3)  Chez Freud : processus de réorientation et de détournement  de nos pulsions sexuelles et agressives  vers des buts non sexuels et socialement valorisés tels que la création artistique, les mathématiques ou le jeu d'échec

PAIX: (etym : du latin pax « paix » « tranquillité » « calme » 1) Sens usuel : situation de bonne entente et absence de conflits aigus  entre personnes ou bien entre peuples 2) Sens philosophique : le sens est le même, mais les philosophes précisent que l'armistice n'est pas la paix car l'absence d'hostilités peut-être artificielle et fallacieuse.  La paix  doit donc être définie positivement, comme harmonie et concorde fondée sur un sentiment d'appartenance partagée et de solidarité effective. Il n'y a pas de paix sans justice. Pour Kant, la paix ne va jamais de soi, elle doit nécessairement être instituée (Vers la paix perpétuelle)

FIN DE L'HISTOIRE : expression utilisée par Hegel et largement reprise  et commentée depuis la parution de l'ouvrage du philosophe américain Francis Fukuyama  (La fin d'histoire, 1989). La fin de l'histoire est pour Hegel l'avènement de l'Etat (et donc du droit) qui met un terme aux relations historiques foncièrement violentes entre nations qui prévalaient jusqu'au 19 ième siècle. Pour Marx, c'est le communisme qui met un terme définitif à la lutte des classes donc à l'histoire.

 

par lenuki publié dans : la culture
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