Droit : (etym : latin directus, « droit », ni courbe ni tordu ; ce qui est conforme à la
règle) 1) Sens courant : pouvoir moral d'exiger quelque chose en vertu d'une règle ou d'un principe reconnu. Les droits procèdent toujours de contrat tacites qui fixent des
obligations correspondant à ces droits : il n'y a pas de droits sans devoirs réciproques. 2) Sens juridique : ensemble des règles et des normes qui encadrent la vie sociale et qui
s'expriment par des lois. Le droit « positif » est le droit en vigueur dans telle ou telle société. Le « droit public » est celui qui concerne les rapports des citoyens
avec le pouvoir. Le « droit international » régit les rapports des nations les unes avec les autres ainsi que les relations entre les sujets de ces nations. 3) Philosophie : le
droit « naturel » ou encore « rationnel » est celui qui est censé résulter de la nature de l'homme en tant qu'elle préexiste à toute disposition
conventionnelle. Le droit naturel est posé comme supérieur à toute législation positive ; il constitue la référence indispensable pour tout homme qui refuse de se soumettre au droit
positif pour des raisons morales (droit de désobéir, incarné par Antigone ou Socrate.
Droits formels : ce sont les droits libetésproclamés notamment en France en 1789. Ils
définissent pour l'individu des possibilités intellectuelles (liberté de pensée, d'expression, de culte..) ou physiques (liberté de déplacement , de travail, de réunion, de commerce..). La
fonction de la loi est d'interdire toute action qui priverait quelqu'un de l'un de ces droits : « La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l'oppression de ceux
qui gouvernent » (Déclaration de 1793).
Droits créances : pouvoir d'obliger l'Etat à un certain nombre de services. De tels droits ont introduits progressivement
en France par la constitution de 1791 puis 1848, et dans le droit international (Déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948) : ce sont les droits économiques et
sociaux tels que le droit au au repos, à la sécurité matérielle, à l'instruction, à trouver un emploi, à la grève, à une juste rémunération, à la retraite etc...
Marché : ensemble des processus qui gouvernent les relations économiques entre les
hommes en fonction desquels les prix des services et des marchandises sont fixés conformément à la loi de l'offre et de la demande, spontanément, c'est-à-dire
indépendamment des décisions de décideurs politiques ou économique
Justice commutative : Chez Aristote : justice qui attribue qui chacun ce qui lui est dû
suivant un strict principe d'équivalence. C'est la justice qui prévaut dans les échanges commerciaux et dans les litiges (justice pénale)
Justice distributive : Chez Aristote, justice qui obéit à un principe
inégalitaire, puisqu'elle distribue à chacun des avantages et des responsabilités variables suivant les talents, les compétences etc.. On ne doit pas, dit Aristote, attribuer la meilleure
flûte à l'étudiant le plus appliqué, mais au meilleur musicien.
Equité : (etym : aequitas , « égalité d'âme »,
« honnêteté », « esprit de justice ») 1) Chez Aristote : esprit de justice, souci de respecter l'esprit de la loi plutôt que sa lettre, au point d epouvoir parfois
prendre une décision contre la loi : « corriger la loi, dans la mesure où celle-ci se montre insuffisante en vertu de son caractère général » 2) Selon John Rawls :
principe de justice souple qui vise le bien commun, mais qui ne peut être figé ; on admettra que les meilleurs dispositifs ne peuvent être fixés une fois pour
toutes. Au contraire une distribution équitable des bénéfices du marché, des charges et des avantages sociaux, doit admettre des redéfinitions et des remaniements
constants en fonction de l'évolution des inégalités et des moyens appropriés de rendre celles-ci profitables à tous, autant que faire se peut .
Egalité : (etym : latin aequalitas, de aequare,
« aplanir », « rendre égal à »). 1) mathématiques : qualité de grandeurs équivalentes c'est-à-dire substituables les unes aux autres. 2) Egalité civile et
juridique : principe selon lequel les individus sont égaux devant la loi, c'est-à-dire ont les mêmes obligations et les mêmes droits 3) Egalité politique : principe selon lequel
tous les citoyens , dans une société donnée , peuvent participer aux décisions d'ordre général ainsi qu'au débat public
Egalité formelle : égalité des hommes en tant qu'elle est établie et garantie par la loi.
L'égalité formelle est une égalité théorique, une égalité sur le papiers. « Formelle » peut être compris de façon péjorative : abstraite ou même fictive
Etat de droit : Conception moderne et juridique de l'Etat qui le définit par la capacité de s'autolimiter, afin d'empêcher toute dérive
tyrannique ou despotique.Un Etat de droit est un Etat à la fois républicain (voir la définition de la république ) et démocratique, c'est-à-dire
dont peuple est tenu pour souverain. Les fondements théoriques de l'Etat de droit se trouvent chez les théoriciens du Contrat social (en particulier Locke et Rousseau). Dans un Etat
de droit, les droits fondamentaux des hommes sont garantis par la loi (la Constitution), à tel point que l'homme a des droits qu'il peut revendiquer contre l'Etat, et faire valoir auprès de
l'Etat