Le droit
droits, c'est-à-dire des possibilités légales d'actes déterminés dans des situations déterminées : par exemple, le droit à la sécurité, au travail, aux soins en cas de maladie. Ces droits sont alors ce que tout individu peut légitimement revendiquer. L'exercice de ces droits est, en général, précisé dans des codes coutumiers ou écrits.
par exemple, le droit de réclamer le paiement du produit de son travail qu'à condition de respecter les devoirs imposés par la législation du travail et du commerce en vigueur dans la société où l'on vit.
possible leur coexistence pacifique. Il y a d'un côté ce que les lois interdisent : par exemple, le crime, le vol, le vagabondage : de l'autre ce qu'elles permettent. Mais il y a aussi ce que les lois prescrivent : par exemple, payer ses impôts.
s'accompagnait pas de l'obligation de le respecter. Le droit positif étant en effet normatif au sein d'une société, il s'accompagne de la contrainte. Si un individu ne remplit pas le contrat - implicite ou explicite - qui le lie à l'ensemble de la société, celle-ci peut-être amenée à prendre à son égard un certain nombre de sanctions.
s'il autorise à contraindre absolument. Cette répression, lorsqu'elle n'est pas un simple acte subjectif et contingent de représailles, comme la vengeance, permet la réconciliation de la loi avec elle-même ; car, par la suppression du crime ou du délit, la loi se rétablit elle-même et retrouve sa validité.
réconciliation du fautif avec la loi, qu'il connaît et dont il reconnaît la validité pour lui et pour sa protection. En punissant le coupable, on le réintègre dans la société, on le « force à être libre », suivant la formule de Rousseau.
Le droit semble être historique
marque des guerres, des révolutions.
féodal, du code napoléonien, même si ce dernier a été profondément remanié.
seraient l'unique source du droit et que le législateur, dans un pays donné, ne devrait pas chercher à faire œuvre originale, mais se borner à traduire dans les lois ce que lui dictent les réalités sociales et historiques concrètes.
sa légitimité ?
Comme le souligne si justement Rousseau : « Le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit et l'obéissance en devoir » [Du contrat social, I, 3].
légitimer. Il encourt alors toujours le risque de trouver plus fort que lui.
générale et qui garantissent la liberté des sujets, sont dignes et donc susceptibles d'être respectées.
pouvoirs sans limites, qui fait perdre aux citoyens leur liberté sous prétexte d'assurer leur sécurité.
particulière, susceptible de caprice, d'injustice, d'iniquité, et qui gouvernerait selon le Bien (le philosophe-roi cher à Platon), ne saurait séduire Rousseau, car rien ne peut garantir la sagesse d'une volonté particulière.