La justice établie par les lois est fondatrice
en tant que persona civilis, établit les lois et définit ainsi le juste et l'injuste. Une telle perspective culmine dans la doctrine du positivisme juridique, qui identifie la justice à l'institution volontaire d'un appareil de règles destiné à régir de manière rigoureuse la conduite des hommes.
certaine cohérence logique : « formalisme » ou « juridisme ».
le prétoire, sans faille.
que la justice n'a besoin d'aucun fondement. Elle est fondatrice et s'impose comme règle obligatoire de conduite. Elle implique seulement l'élaboration d'un code civil et d'un code pénal, l'existence de tribunaux et de fonctionnaires pour faire observer les lois.
troublé par la faute, mais elle peut encore, par son caractère exemplaire, prévenir et empêcher de nouveaux actes malfaisants.
delà » : ce propos de Pascal nous rappelle que tout dispositif juridique positif établissant des règles de conduite est marqué de relativité.
exercées sur la volonté des hommes ne pourront endiguer leur liberté. Si la justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique et donc accusée.
possible de la société, ce n'est pas par la répression qu'on l'obtient. Tout condamné doit se dire que la peine qui le frappe est juste.
soient réparés. Mais la peine doit être personnelle, adaptée à la personne qui est condamnée, curative et jamais exemplaire. Lorsque le droit contre le crime prend la forme de la vengeance, il n'est pas juste.
les lois et les sanctions, si l'on n'a pas pris soin au préalable de donner une éducation qui rende responsables les citoyens. On voit donc, que la justice institutionnelle ne peut s'auto-instituer sans en référer à un horizon de valeurs transcendant.
des citoyens... Ces idéaux doivent inspirer la réflexion sur la justice et guider le pouvoir législateur, les juges, les éducateurs.
Justice commutative et justice distributive
réside dans la conformité à la loi et dans les actes vertueux, la seconde est l'équité. En ce qui concerne les transactions entre les individus, l'équité consiste dans l'égalité arithmétique a = b donnant à chacun son identité, ce qui signifie que les objets échangés doivent avoir la même valeur. Derrière cette équivalence des objets échangés se profile évidemment l'égalité en droit des personnes. Telle est la justice commutative.
vraie justice est la justice distributive, qui donne à chacun selon ses mérites. Sous cette forme, l'équité ouvre la route à l'art juridique en permettant la rencontre entre les formulations générales du code pénal et un verdict particulier. L'équité peut être comparée à l'esprit du juste qui permet de pallier les lacunes de la loi.
soient pas aggravées par des inégalités artificielles qui proviendraient d'une organisation sociale défectueuse ne permettant pas à chacun de s'épanouir selon son mérite.
intelligence pratique du juste, une vertu de clairvoyance qui permet de concilier ainsi le général avec les sinuosités et les mouvances du concret.